Après la transat’ cela fait grand bien de prendre du temps, et ici pani pwoblem, bienvenu en Martinique !

Je commence par prendre un peu de temps pour découvrir les alentours de la Marina. Après quelques jours cela fait du bien de changer un peu d’air et découvrir une Martinique authentique ; direction Saint-Anne.

Dans cette petite ville on respire la douceur caribéenne, entre marché et petites gargotes créoles, c’est un réveil des sens bien agréable.

Sur les hauteurs de la ville, possibilité d’emprunter le chemin de croix vers le calvaire depuis lequel une vue imprenable se dégage à mesure de l’ascension.

Le carnaval, fête attendue par tous se prépare, les arbres ornent déjà leur tenue d’apparat.

Partout dans la ville, des affiches honorent les grands afro-caribéens qui ont œuvré pour la défense des droits fondamentaux de l’Homme, la liberté et l’égalité.

A quelques encablures de là, la grande anse des salines, tout le pourtour de la Martinique est constitué de petites baies, appelées anses. L’anse des salines est une des plus belles plages de la Martinique dans le sud Caraïbes.

La côte Atlantique est au vent des alysées et victime d’un fléau ces dernières années, l’invasion d’une algue la sargasse. Lorsqu’elle s’échoue sur les plages elle meure et dégage une terrible odeur et substance sulfurée. Je visite quelques villages de ce côté, à l’Est de l’île. Le Vauclin est très sympa avec son petit port de pêche.

Lorsque l’on visite l’île on peut observer au niveau de l’architecture des bâtiments dans le “style colonial” rappelant le passé de l’île.

La Martinique est une terre connue et appréciée des randonneurs. J’ai le plaisir de m’y adonner en cheminant sur la trace des caps un sentier qui parcoure le sud-est de l’île. En 25 kms je rejoins le cap Chevalier depuis la Pointe Marin.

Je passe à nouveau vers les salines, du nom du grand étang salé qui borde la plage. Un ponton de bois permet de découvrir cet univers lacustre.

Je poursuis le chemin en direction de la savane des pétrifications en jouissant de points de vues sublimes sur la côte sud.

La savane est une grande étendue désertique aux nuances variées qui offre au marcheur un spectacle de couleurs envoûtant.

Le chemin continue dans la mangrove qui me conduit au détour d’un sentier dans une crique isolée où je fais la rencontre d’un Robinson Crusoé qui a construit son radeau et s’apprête à traverser vers Sainte Lucie, l’île voisine.

J’arrive après quelques heures sous la chaleur, au cap Chevalier, d’où je rentre en “stop” un moyen de déplacement assez efficace dans l’île.

Omniprésentes et incontournables, les plantations et distilleries de rhum sont partout. Je choisis de visiter celle de JM, un rhum apprécié des îliens. Une découverte sympathique du process de fabrication, ponctuée d’une délicieuse dégustation.

J’en profite pour visiter le dernier village au nord, Grand’riviere et voir la Dominique.

Sur la façade ouest de l’île se trouve la presqu’île de la Caravelle, un écrin de verdure où il fait bon se promener. Du haut du phare la vue est imprenable sur la côte atlantique.

Je poursuis ma visite cette fois par la côte ouest, plus prisée des touristes. Je m’arrête en route pour parcourir une partie du canal des esclaves, balade verdoyante très plaisante, qui rappelle Madère.

Je remonte jusqu’à la ville de Saint-Pierre la première érigée sur l’île. Elle fut ravagée par l’éruption du volcan et seul un prisonnier survécu dans son cachot.

Au retour je fais un crochet par Fort de France qui vaut le passage.

Les journées de visites sont agrémentées par des sessions plage, idéales pour gérer les tâches administratives rythmées par le balancement du hamac.

Je monte au piton crève cœur duquel se dévoile une vue panoramique sur le Sud-Ouest, et sur la côte que j’ai eu le plaisir de parcourir quelques jours plus tôt.

J’ai passé beaucoup de bon temps en Martinique avec des paysages, une ambiance et des rencontres d’exception me donnant beaucoup d’entrain pour la suite de l’aventure. Ce n’est qu’un au revoir…